Le Cadre et le Personnage.

Posté le 12 mai 2016

1/ D’abord, un cadre. Encadrement d’un espace. Occupé par des formes géométriques. Sur lequel elles n’exercent aucune espèce de déformation. Sinon, dépeuplé.

2/ La géométrie dans l’espace mue progressivement en une végétation directement issue de son abscisse et de son ordonnée, changées en tiges creuses, racines grimpantes, lierres et lianes.

3/ Germination intensive et paradoxale. En ce qu’une tuyauterie beaubourgienne germe d’un échiquier, avec des ahans dus à ce que le dessin semble brossé à traits rapides, jetés, presque impensés, l’elliptique éclat mercuriel d’un couteau assassin.

4/ La machine tubulaire se met à ressembler à un accélérateur végétal de particules imaginaires organisé à partir de l’exposition discrète, au retrait d’un toko no ma, d’une table format bridge où est posée une lampe de chevet.

5/ À l’instar de la lampe, le métamorphosisme ici à l’oeuvre  doit toujours composer avec un élément changeant, non-compatible et qui en est la contrariété.

Mondes étranges que celui des dessins de Frédéric Dupré. Aux non moins étranges relations. Rien d’elles ne va de soi. À chaque instant seront rompues. L’issue n’en est jamais l’absolu d’une solitude. Absolu et relativité, solitude et société sont chimères du vécu. Les formes sont comme tramées d’un voile, de neutre, d’hésitation, de palinodie.

Texte à paraître de Jacques Sicard.

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